Outrage et rébellion

de Catherine DUFOUR

et Aurélien POLICE (Illustrateur (couverture))

Outrage et rébellion

Collection : Folio SF

Éditeur : FOLIO

EAN : 9782070445769

ISBN : 978-2-07-044576-9

Pagination : 544 p.

Poids : 304 g.



Livre neuf indisponible à la librairie.

Existe aussi chez Lunes d'Encre.


Coup de coeur de Charybde 2

Racontée, éclatée, par ses acteurs, la saga d'une musique punk du futur, née chez des ados doublement sans avenir, dans l'univers économique impitoyable du Goût de l'immortalité.

Quatre ans après le célébré Le goût de l'immortalité, Catherine Dufour lui donnait en 2009 cette suite quelque peu lointaine, comme un écho d'un futur incertain, en utilisant une trame narrative beaucoup plus audacieuse pour un propos sensiblement plus radical.

Dans cet énorme pensionnat chinois, dont la mission véritable constitue l'aboutissement d'une logique économique sans faille de l'accès à l'immortalité, des adolescents sans futur vont ré-inventer un genre musical sans concessions, revisitant punk et rock le plus extrême, avant que l'un des personnages ne puisse enfin, libéré si l'on veut, basculer dans les sous-cultures qui éclosent et survivent désormais dans l'ombre de la domination des puissants.

Reconstruction et relecture incroyablement aboutie du Please Kill Me de Legs McNeil et Gilian McCain, qui racontait l'histoire de la musique punk à travers les souvenirs et témoignages sans filtre des survivants du mouvement originel, Outrage et rébellion parvient du début à la fin, à travers les sordides rebondissements comme lors des manifestations de timides lueurs d'espoir, à maintenir vivant le souffle à mille voix de cette révolte insensée, vouée à l'échec, mais horriblement nécessaire.

ANANA : J'étais horrifié. Mais horrifié ! Je voyais ce pauvre marquis se décomposer encore un peu plus sur sa natte tandis que drime lui expliquait le sens de l'expression "se faire vider".
Mais qu'est-ce que marquis avait bien pu imaginer, bon sang ? Que les sortants grassement médaillés allaient rejoindre leur famille au sommet des tours ? Dans une grande scène de liesse familiale ? Et que les mauvais élèves, une fois vidés - hm, virés de la pension, étaient balancés dans la suburb par des parents déçus ? Pork, un truc stupide comme ça, plus ou moins. Je ne sais pas, vraiment !
Tout le monde savait ce qui nous attendait. Mais je ne sais pas comment, c'est vrai. Est-ce qu'on en parlait entre nous ? Disons : c'était implicite. Quand est-ce que tu as appris qu'il y a une lune dans le ciel, toi ? Moi, je ne me rappelle pas.