Palabres

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de Urbano Moacir ESPEDITE
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Une superbe fable politique entre le Berlin des années 30 et une Amérique latine fantasmée.

On ne saisit pas très bien comment Hirsute, petite chose malingre planquée dans un bordel berlinois des années 30, se retrouve en pleine guerre civile latino-américaine entre Farugios et Guardanais, à la recherche de magnifiques rousses à marier à des nazis en mal de descendance... Trimballé de situations grotesques en compagnons improbables, Hirsute n'est pas vraiment l'anti-héros de cette histoire, plutôt un témoin. Amoureux.

Dans un style riche en jeux de langages - car le langage est ici central - l'auteur passe du vaudeville à l'aventure exotique, du récit picaresque à la fable, dans un tourbillon réjouissant. Il y a dans cet humour quelque chose des meilleurs Italo Calvino.

Mais sous les scènes hilarantes et les détails cocasses, apparaît en filigrane un fond tragique et bouleversant : la mort des utopies, les équilibres brisés par l'avidité de quelques uns, l'impossibilité de contenir une guerre une fois que les imbéciles l'ont voulue, et quelque chose de tendre pour ces mêmes imbéciles, parce qu'ils meurent aussi. Seul le pouvoir reste. Le pouvoir, c'est la vie.

Et finalement, on ne sait plus trop de ce qui nous remue le plus, si ce n'est que les remous sont là, et restent longtemps après la fin du livre.

Le texte est accompagné de croquis et tableaux, dont les variations en noir, rouge et blanc se marient superbement avec la mise en page. Le dessin de Donatien Mary semble se prêter tout particulièrement à ces allégories permanentes propres à la fable.

Urbano Moacir Espedite signe ici un texte extrêment riche, inventif, drôle et tragique, dans une éblouissante "traduction libre" de Bérengère Cournut et Nicolas Tainturier.